Récemment, je vous parlais d’une séance où une chatte encourageait son humaine à faire revivre son enfant intérieur. L’enfant intérieur est un concept qui revient très souvent en communication animale. Pourquoi ? Et de quoi s’agit-il exactement ?
Dans cet article, je vous partage ce que les animaux m’ont permis de comprendre. Comme d’habitude, je ne détiens pas la vérité absolue : il s’agit simplement de ma propre lecture du sujet. Vous trouverez plus bas quelques ressources pour approfondir cette thématique.
Mes idées reçues sur l’enfant intérieur
Il y a quelques années, j’avais beaucoup d’idées reçues sur l’enfant intérieur. C’est une notion exploitée à outrance dans le développement personnel, pour ne pas dire galvaudée, et pendant longtemps, je trouvais que c’était un concept flou.
Je le comprenais comme une injonction à dialoguer avec soi, comme on parlerait à un petit enfant.J’avais l’impression qu’on me faisait croire qu’en m’imaginant enlacer l’enfant que j’ai été, je serais libérée de mes blessures.
Comme si consoler un souvenir allait m’aider à faire la paix avec mon passé.

On entend souvent qu’il s’agit de retrouver le jeu, la créativité, l’émerveillement. J’avais l’impression que le travail sur l’enfant intérieur, ça voulait dire vivre avec insouciance, loin des responsabilités d’adulte. Or, c’est difficile de vivre avec insouciance dans notre monde et avec les bagages du passé qu’on se traîne tous. Et peut-on vraiment renoncer à nos responsabilités ?
L’enfant intérieur en communication animale
Et puis est venue ma pratique de la communication animale. Très vite, j’ai réalisé que l’enfant intérieur n’était pas qu’un outil de développement personnel. Les animaux en parlent si souvent en séance que j’ai admis deux choses :
- je n’avais peut-être pas tout compris à ce sujet
- il était temps de le prendre au sérieux
Dans ma formation en communication animale, il y a un atelier consacré à l’exploration de l’enfant intérieur qui m’a fait comprendre une chose essentielle : le travail de l’enfant intérieur, ce n’est pas se prendre dans les bras pour se guérir. C’est aller à la rencontre de soi.

Le vrai soi. Pas la personne qu’on a construite au fil des années, et qui a empilé les masques pour correspondre aux attentes, aux codes et aux croyances de notre famille, de la société dans laquelle on grandit, et des cultures auxquelles on s’identifie.
Lorsque les animaux parlent de l’enfant intérieur, ils parlent de la personne qu’on était avant toutes ces constructions. Ils ne nous disent pas que ces attentes et ces croyances sont mauvaises en soi. Non, elles sont essentielles pour s’intégrer dans les différents groupes auxquels on appartient. Mais elles ne doivent pas nous enfermer. Or, selon les animaux, c’est ce qui arrive trop souvent.
Quand les animaux parlent de notre enfant intérieur
Lorsque les animaux parlent de l’enfant intérieur, ils font en réalité référence à quelque chose de plus vaste. Mais le concept d’enfant est, pour la plupart d’entre nous, un concept suffisamment accessible pour que nous comprenions ce qu’ils veulent nous dire.
L’enfance est la période où l’on n’a pas encore désappris à écouter notre intuition au profit du seul raisonnement logique. On a commencé à intégrer les croyances et les codes mais pas encore au point de les faire nôtres. Il reste donc en nous une part vierge des expériences à venir et des règles à suivre.
Se donner ce dont on a manqué
En séance de communication animale, les animaux nous invitent à faire deux choses concernant l’enfant intérieur :
La première, c’est de prendre la responsabilité de se donner ce dont on a manqué enfant. Plutôt que de nous imaginer nous auto-consoler ou nous prendre dans les bras, ils nous invitent à réfléchir à ce dont on a manqué : de l’amour, de la compassion, de la reconnaissance, du soutien ?
Les animaux nous encouragent à nous responsabiliser sur ces sujets.Car, une fois adulte, il n’appartient qu’à nous de nous octroyer tout cela. Et ils savent que, dans bien des cas, c’est plus difficile qu’il n’y paraît.
C’est là que leurs messages peuvent nous aider.

Oser matérialiser la vie dont on rêve
La deuxième chose que les animaux nous invitent à faire, c’est d’oser matérialiser la vie dont on rêve. C’est prendre conscience de ce qui nous fait vraiment vibrer, de ce qui nous motive à vivre, de ce qui donne du sens à notre vie. Et une fois qu’on en a conscience, il s’agit de le matérialiser dans notre vie.
Et ce n’est pas une mince affaire. Souvent, ça donne le vertige. On se dit que c’est impossible, irréalisable, voire même que c’est complètement fou. On a tendance à se ranger derrière nos croyances, nos traditions, voire nos expériences passées pour ne pas se mettre en action. Mais les animaux nous encouragent à nous responsabiliser pour incarner dans la matière la vie dont on rêve.
De l’enfant intérieur à l’adulte responsable

Grâce aux enseignements des animaux, j’ai compris que le travail de l’enfant intérieur, c’est tout sauf vivre avec insouciance. C’est un chemin de responsabilisation qui nous permet de devenir l’adulte de notre vie. C’est se choisir, même quand c’est difficile.
Faire vivre son enfant intérieur, c’est s’accomplir en adulte responsable : de notre état émotionnel, de nos rêves, de la direction que l’on veut prendre. Il ne tient qu’à nous de réaliser toutes nos aspirations et nos animaux nous aident à nous y reconnecter.
Personnellement, je comprends désormais que les animaux se réfèrent à l’enfant intérieur pour nous parler de notre âme : cette part en nous qui s’est incarnée sur Terre pour apprendre, expérimenter et matérialiser le sens qu’on donne à la vie.
Pourquoi se connecter à son enfant intérieur ?
Les animaux ont accès à qui nous sommes au fond de nous. À notre âme, mais aussi à tout ce qui vient la colorer : les bagages karmiques, familiaux, les croyances dans lesquelles on a grandi et les expériences qui ont façonné notre vie.
Ils nous voient dans notre globalité et dans notre profondeur.

En séance, ils nous poussent à sortir des rôles dans lesquels on s’est enfermés. Ils nous encouragent à apprendre à s’en détacher pour faire vivre qui nous sommes vraiment.
Ils nous invitent à oser plus souvent. Oser vivre notre vie pleinement et sortir du mode survie, de nos peurs, de l’attente de validation et d’approbation.
Ils nous incitent à traverser toutes les couches, tous les masques qui se sont déposés sur notre âme pour retrouver l’essence de notre être.
Comment travailler avec son enfant intérieur ?
Étape 1 : se faire accompagner
La première chose que je recommanderais, c’est de se faire accompagner par un·e thérapeute qualifié·e, notamment si la période de l’enfance est compliquée. Prendre conscience de ce dont on a manqué et s’interroger sur les raisons qui nous empêchent de nous accomplir n’est jamais facile. C’est pourquoi il est prudent d’être inscrit dans un cadre thérapeutique qui pourra nous aider à appréhender ces sujets.
Le travail de l’enfant intérieur est de longue haleine. Chaque aspect exige de la patience, de la persévérance mais aussi beaucoup de compassion envers nous-mêmes.

Étape 2 : se responsabiliser
On peut commencer par s’interroger sur ce dont on a pu manquer enfant. Ensuite, le plus important, c’est de prendre l’engagement avec soi-même de se le donner au quotidien. Si j’ai manqué d’amour : comment je m’aime au quotidien ? Par quelles actions concrètes cela passe-t-il ? Et comment j’arrête d’attendre des autres qu’ils me procurent cet amour-propre ?
En séance, les animaux nous montrent souvent quelles blessures nous portons et quelles actions nous pouvons mettre en place pour évoluer sur ces sujets.
Étape 3 : s’écouter
Les animaux nous encouragent à faire silence en nous pour nous reconnecter à notre moi profond. Ici, il est question d’apprendre à se distancer de nos croyances, de nos conditionnements, de nos expériences. Il ne s’agit pas de nier leur existence ni de les rejeter. Mais simplement de comprendre qu’elles ne sont pas nous. Ce sont des aspects de notre vie, pas notre essence-même.
Étape 4 : oser
Plus on apprend à faire silence, à revenir en soi, plus on entre en contact avec notre intuition.C’est elle qui va nous reconnecter à ce qui nous fait vibrer et nous donne l’élan de vivre.
C’est à cette étape que l’on redécouvre nos envies, nos aspirations.Il peut s’agir d’un mode de vie, d’une activité en particulier, d’un métier, d’une dynamique familiale ou autre. C’est d’ailleurs souvent plusieurs choses à la fois et cela demande du temps pour apprendre à les reconnaître et s’engager à les faire exister.
C’est important que ces rêves ne restent pas dans notre tête. Certains animaux viennent d’ailleurs dans notre vie pour nous aider à les incarner dans la matière.

Enfin, il est important de garder à l’esprit que ces étapes ne sont pas linéaires. Elles fonctionnent ensemble et s’influencent mutuellement.
Pour aller plus loin
On imagine souvent la communication animale comme un moyen de s’interroger sur nos animaux : leurs besoins, leurs envies. C’est vrai, mais ce n’est pas que cela. En tout cas, pas dans mes séances.
La communication animale, c’est aussi un moyen d’explorer son propre chemin intérieur.Parce que nos animaux nous connaissent mieux que quiconque et qu’ils ont à coeur de nous voir nous accomplir.
Si le sujet de l’enfant intérieur vous intéresse, n’hésitez pas à consulter les liens suivants :

